Le titre « »Les avocats ont eux aussi besoin d’être accompagnés et soutenus. » » désigne un article qui vient d’être publié.
Journal du Village de la Justice : À quelle date la commission Qualité de vie au barreau a-t-elle vu le jour à Marseille et quelles sont ses origines ?
Shirley Leturcq : « La commission QVB, comme on la nomme maintenant, a été lancée le 2 avril 2025. Elle est née de la volonté de M me la bâtonnière Marie-Dominique Poinso-Pourtal et de M. le vice-bâtonnier Jean- Michel Ollier qui avaient très clairement inscrit sa création dans leur programme de campagne. Après leur élection et compte tenu de la courte durée du mandat, il fallait donc s’y mettre très vite. C’est ce qu’ils ont fait. »
JVJ : Vous êtes maintenant aux commandes de cette nouvelle commission.
S.L : « Le sujet central de la qualité de vie et du bien-être au travail m’a toujours préoccupée au sein de mon cabinet et les fonctions de médiatrice que j’exerce m’ont également permis de découvrir l’analyse des pratiques professionnelles. J’ai été désignée dès ma réélection au Conseil de l’Ordre aux côtés d’autres nmembres du conseil et de confrères qui ont sollicité de participer aux premiers travaux. »
JVJ : Comment avez-vous mené votre réflexion pour élaborer le projet ?
S.L : « Nous avons commencé par consulter ce qui était écrit sur le sujet. Au premier rang de nos sources, le rapport du CNB daté de décembre 2023 et intitulé Bien-être avocat et bien-être de l’avocat : vers un
nouveau paradigme. Les chiffres qu’il publie sur les renoncements à la profession et son manque d’attractivité sont alarmants.
J’ai approfondi mes recherches en prenant connaissance de statistiques issues d’enquêtes ciblées et je suis allée voir de quelle manière le Barreau du Québec appréhendait la question. Nous avons réalisé un bref sondage sous la forme d’un questionnaire diffusé à l’ensemble des confrères du barreau et prendre ainsi leur pouls quant à leur qualité de vie professionnelle. »
JVJ : Combien êtes-vous dans l’équipe que vous évoquez ?
- Shirley Leturcq
S.L : « Sur les 24 membres du Conseil de l’Ordre, nous sommes quatre à participer aux travaux. Nous avons également accueilli des consœurs qui font de l’accompagnement en développement personnel et professionnel et qui bénéficient par conséquent d’une bonne expérience sur ces sujets. D’autres sont venues par intérêt pour nos travaux. Actuellement, nous sommes huit. »
JVJ : Quelles ont été les conclusions de votre sondage ?
S.L : « 39 % des participants considèrent sans grande surprise que leur qualité de vie au travail s’est détériorée. 26 % la jugent stable et 35 % perçoivent une amélioration. 86 % des confrères reconnaissent cependant l’intérêt de leur travail dont ils affirment qu’il est porteur de sens. 58 % se déclarent fiers de
l’exercer, 36 % le sont parfois et seuls 6 % le sont rarement.
80 % des répondants se disent en outre satisfaits de la qualité de leurs relations professionnelles au cabinet ou dans leur environnement de travail. Ce chiffre est à mon sens rassurant dans la mesure où ce point précis, sujet à préoccupations, peut entraîner une exposition aux risques psychosociaux.
Également interrogés sur le thème du soutien à la gestion du stress, 34 % et 33 % des confrères le trouvent respectivement inexistant et moyen. 57 % affirment encore que la charge importante de leur travail fréquemment interrompu nuit à la qualité de leur exercice.
Si 55 % perçoivent des perspectives d’évolution professionnelle satisfaisante, 45 % pensent a contrario qu’elles sont inexistantes. 63 % pointent d’autre part des rémunérations insuffisantes. Quant à l’équilibre entre vies professionnelle et personnelle, 58 % parviennent à le maintenir avec difficulté et 21 % n’y réussissent pas. 54 % déplorent également que la parentalité ne soit pas prise en compte dans l’organisation de leur travail.
Dans un domaine qui appelle par ailleurs toute notre attention et nous amène à agir, 98 % des avocats ignorent enfin les dispositifs existants en matière de qualité de vie professionnelle. »
JVJ : Quels sont justement ces dispositifs méconnus dont la profession peut bénéficier ?
S.L « Ceux qui existent au niveau national ont récemment évolué. Au moment où nous avons réalisé le sondage, des bilans gratuits de compétences étaient notamment proposés aux confrères enclins à s’interroger sur la poursuite de leur exercice. La Prévoyance des Avocats a de son côté ouvert une ligne d’écoutedepuis quelques années. »
JVJ : Quelles réponses le barreau de Marseille apporte-t-il de son côté ?
S.L : « Elles existent de manière diversifiée. La commission Sauvegarde et Solidarité soutient les avocats confrontés à des difficultés financières qui peuvent avoir des conséquences sur leur état de santé (et inversement). La commission Culture propose aussi des partenariats avec le Mucem ou le Théâtre de la Criée parce que bien vivre, c’est aussi savoir libérer son esprit et son cœur.
L’École des avocats du Sud-Est (EDASE) met quant à elle en place des modules de formation continue centrés sur la manière de réduire sa charge mentale ou d’éviter, voire de surmonter le burn-out. Un guide social, élaboré par le barreau, est en outre à la disposition des confrères. »
JVJ : Quelles actions immédiates la commission QVB va-t-elle mettre en œuvre ?
S.L : « Les résultats du sondage nous ont permis de définir trois chantiers prioritaires en fonction des préoccupations exprimées par les participants. Il y a tout d’abord la santé au travail. Elle est physique, mais elle est aussi mentale, désignée Grande Cause nationale en 2025. Le deuxième vise à préserver l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle que les nouvelles générations conçoivent différemment parce qu’elles ont leurs propres codes.
En vingt années d’exercice, j’ai observé l’évolution et j’ai essayé de préserver cet équilibre au maximum. Aujourd’hui, les préoccupations qu’il suscite sont de
plus en plus affirmées. En réalisant notre troisième chantier, nous allons
enfin nous pencher sur la gestion du cabinet, un thème large qui englobe entre autres la manière de l’organiser, de manager ses équipes, de travailler sur l’intelligence collective ou d’utiliser les nouvelles technologies. »
JVJ : Quelles sont aujourd’hui vos premières initiatives concrètes ?
S.L : « Une démarche croisée entre les commissions QVB et Sauvegarde et Solidarité a quasiment abouti à la mise en place d’une permanence d’une assistante sociale qui informera les confrères sur leurs droits sociaux et les aidera à se sentir moins isolés en cas de difficultés. Il s’agira ensuite de ritualiser notre « Journée du bien-être » pour changer de paradigme et s’autoriser à en parler quand on est avocat. Nous ne sommes pas que des combattants et nous avons le droit nous aussi d’être accompagnés et soutenus, d’autant plus qu’au barreau de Marseille, beaucoup exercent en individuel. Nous sommes par ailleurs en phase de développer un partenariat avec un service de médecine du travail. »
JVJ : Prévoyez-vous de faire appel à des professionnels du bien-être ?
S.L : « Notre partenariat ne se limite pas aux seuls médecins du travail. Il s’élargit effectivement à d’autres professionnels, dont des psychologues ou des nutritionnistes. Notre objectif est d’évoluer vers une meilleure gestion du stress et toujours plus de bien-être en associant peut-être des sophrologues et des réflexologues. »
JVJ : Certains aspects des thèmes « Équilibre entre vies professionnelle et personnelle » et « Gestion du cabinet » vous semblent-ils étroitement liés ?
S.L : « L’axe santé est privilégié, mais nous abordons également la question qui recoupe ces deux thématiques. Nous voulons développer des groupes d’analyse des pratiques professionnelles qui permettent de mutualiser les compétences, de reprendre confiance, d’être reconnu par des pairs et de rompre l’isolement que génère parfois un travail sédentaire. »
JVJ : Envisagez-vous des formations qui compléteraient celles que dispense l’EDASE ?
S.L : « Nous avons pensé à faire intervenir d’autres formateurs ou des membres de notre profession, dont des consœurs qui, au sein même de notre commission, sont compétentes sur différents sujets. Or, l’école d’avocats a un monopole en matière de formation continue. L’idée n’est donc pas d’établir une concurrence mais de compléter et de renforcer son offre, notamment dans le domaine de la
formation initiale. Un nouveau titulaire du CAPA sur cinq ne va pas exercer.Cela signifie par conséquent qu’il y a une réelle désaffection à l’égard de notre
métier. »
JVJ : Dans quelle mesure l’évolution de la tech peut-elle, selon vous, affranchir les avocats de leurs contraintes et donner plus de souplesse à leurs emplois du temps ?
S.L : « Bien utilisées, les nouvelles technologies vont nous permettre de libérer ces petits moments qui rendent notre profession peut-être plus simple à vivre et sans doute plus attractive. En mai dernier, je me suis d’ailleurs rendue à Clermont-Ferrand où avaient lieu les États généraux de la Prospective et de l’Innovation dont font partie toutes les questions liées au bien-être. C’est effectivement un vrai sujet en matière de prospective et d’innovation et il devrait être, à mon sens, leur socle de base. »
JVJ : Tout récemment, vous avez organisé votre première journée dédiée à la qualité de vie au barreau de Marseille. Quel était son objectif ?
S.L : « Cette journée, programmée le 19 juin dernier, était inédite, à ma connaissance, au niveau national. Elle avait pour but de visibiliser l’action de notre commission et de donner l’opportunité aux confrères, pendant la Semaine pour la qualité de vie et des conditions de travail [1], d’être sensibilisés
à leurs propres besoins. Il y avait une vingtaine d’intervenants. Cinq conférences ont eu lieu et nous avons installé une trentaine d’ateliers individuels et collectifs où l’on pouvait entre autres apprendre à se maintenir en bonne forme, pratiquer la réflexologie, parler en public, apprendre à dire non ou utiliser l’IA pour diminuer sa charge mentale. Un sondage de retour est actuellement en cours pour tirer les toutes premières conclusions sur cet évènement. »
Retrouvez l’intégralité de cette interview dans le cahier spécial Actus des Barreaux du Numéro 108 du Journal du Village de la Justice ici.
Informations essentielles pour les personnes cherchant un avocat en droit pénal
Quelles sont les possibilités de bénéficier d’une consultation gratuite ?
De nombreux avocats proposent des séances de consultation gratuites pour aborder votre situation initiale. Cela vous aide à décider si l’avocat est le bon choix pour vous sans engagement financier. Explorez les plateformes en ligne qui proposent ces consultations.
Que faire si je ne suis pas capable de saisir les implications juridiques de ma situation ?
Éprouver de la confusion face à des enjeux juridiques difficiles est une expérience normale. N’hésitez pas à demander des clarifications lors de votre consultation. Un avocat sérieux prendra le temps de vous expliquer les ramifications de votre situation de façon claire et intelligible.
Comment évaluer les compétences d’un avocat en droit pénal ?
Un avocat en droit pénal joue un rôle dans plusieurs domaines :
- Consultation sur les zones d’aménagement concerté (ZAC) ;
- Analyse des impacts environnementaux ;
- Représentation lors de réunions publiques ;
- Rédaction de conventions d’aménagement ;
- Conseil sur les droits de propriété .
Il n’est jamais garanti qu’un avocat répondra à vos attentes, mais voici les éléments clés à vérifier pour réduire les risques. Pour commencer, assurez-vous des qualifications de l’avocat en vérifiant qu’il possède une expérience significative en droit pénal et qu’il est membre d’un cabinet respecté, ce qui témoigne de sa compétence. Ensuite, examinez les retours d’expérience en cherchant des témoignages de clients antérieurs pour juger de la qualité du service et du niveau de satisfaction. Il est sage de rencontrer plusieurs avocats en planifiant des consultations pour parler de votre projet, ce qui vous permettra d’évaluer la compréhension et la méthode de chaque avocat. Pour finir, n’oubliez pas de parler des honoraires en vous renseignant sur les tarifs et les options de paiement, car certains avocats peuvent offrir des consultations gratuites pour évaluer votre situation, ce qui peut être une excellente première étape.
Quels sont les bénéfices d’une consultation en ligne par rapport à une consultation en personne ?
Les avantages de la consultation en ligne sont nombreux et dignes d’intérêt. Tout d’abord, elle propose une accessibilité améliorée, car il n’est pas nécessaire de se déplacer, ce qui est très pratique pour les personnes occupées ou celles résidant loin des bureaux d’avocats. De plus, la flexibilité est un autre point fort, vous offrant la possibilité de choisir des horaires qui correspondent mieux à votre emploi du temps, rendant le processus plus adapté à vos exigences. Le confort est un facteur déterminant, car il vous permet de discuter de vos préoccupations juridiques dans un environnement qui vous est familier, ce qui peut diminuer le stress et favoriser une communication efficace avec votre avocat.
Quelles sont les étapes d’une consultation en ligne avec un avocat ?
En général, une consultation en ligne se déroule selon un format organisé pour garantir son efficacité. Pour commencer, vous entamez le processus par la prise de rendez-vous, où vous choisissez l’horaire qui vous arrange le plus. Pendant la consultation, vous utilisez une plateforme de visioconférence ou le téléphone pour discuter de votre situation avec l’avocat. Au cours de la consultation, vous vous connectez par le biais d’une plateforme de visioconférence ou par téléphone pour échanger sur votre situation avec l’avocat. En fin de compte, un suivi est mis en place, pendant lequel l’avocat vous donnera des conseils et des recommandations sur les étapes suivantes à entreprendre, vous permettant de poursuivre votre démarche en toute tranquillité.
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Quelles sont les façons de poser des interrogations à un avocat sur le web ?
Vous pouvez interroger des avocats par le biais de plateformes de consultation juridique en ligne, par e-mail, ou lors de votre rendez-vous. À retrouver sur le sitecourtier-avocat-strategie-tribunal-judiciaire.fr : Un service d’« avocat en ligne » disponible 24/7 pour vous assister dans vos questions de droit. Veillez à formuler vos interrogations de façon claire pour recevoir des réponses nettes.
Classement des services d’avocat en ligne :
| Nom de l’offre | Méthode d’opération | Honoraires | Atouts | Inconvénients |
|---|---|---|---|---|
| CASTJ | Service sans frais — approche humaine et IA pour une première assistance juridique | Tarification : 0 € | Orientation instantanée, coopération IA et juriste | Service en forte évolution qui offre un accompagnement complet dans le processus légal |
| Juri-Legal | Consultation d’avocat (par téléphone, chat, visioconférence) — tarif calculé à la minute | Montant variable selon l’avocat (facturation par minute) | Flexibilité : option de sélection de l’avocat, coût calculé sur le temps effectivement passé | Site en perte de vitesse : faible nombre d’avocats en ligne, fonctionnalités surtout à titre d’exemple |
| Juste un Renseignement | Consultant juridique freelance — aide rapide en ligne | Tarification découverte à 30 € ; puis 20 € pour 15 minutes ou 120 € de l’heure selon le type de service | Idéal pour un conseil instantané et accessible | Assistance limitée pour les dossiers compliqués |
| VotreJuriste | Portail de prospection client — prise de rendez-vous en ligne avec service de back office | 75 € toutes taxes incluses (consultation téléphonique planifiée) | Tarif affiché, planification en ligne | Structure difficile à cerner : back office unique, adresse et organisation peu explicites |
| Avocats-en-ligne | Planification d’une consultation avec un avocat (réponse en ligne pas immédiate) | Offre de lancement : 39 € TTC pour une consultation d’environ 20 minutes | Prix d’appel défini, couverture variée de domaines | Pas de réponse rapide en ligne — rendez-vous à fixer |
| Juriclic.net | Réservation de consultations avec juristes/avocats, plusieurs formules proposées | Formules : 25 €, 30 € ou 45 € en fonction du service | Tarification avantageuse et formules diversifiées | Réponse en ligne non instantanée — consultations sur rendez-vous uniquement |
Comment trouver un avocat compétent en droit pénal ?
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Pour opter pour un avocat spécialisé en droit pénal, il est crucial de suivre quelques étapes importantes. Pour commencer, assurez-vous des qualifications de l’avocat en vérifiant qu’il possède une expérience significative en droit pénal et qu’il est membre d’un cabinet respecté, ce qui témoigne de sa compétence. Après cela, renseignez-vous sur les avis en cherchant des témoignages de clients passés pour apprécier la qualité du service et le degré de satisfaction. Il est utile de rencontrer différents avocats en planifiant des consultations pour discuter de votre projet, ce qui vous permettra d’évaluer la compréhension et la stratégie de chaque avocat. En dernier lieu, assurez-vous de parler des honoraires en vous renseignant sur les tarifs et les modalités de paiement, car certains avocats offrent des consultations gratuites pour examiner votre situation, ce qui peut être un bon point de départ.
Comment déterminer le bon avocat spécialisé en droit pénal ?
Afin de choisir un avocat compétent en droit pénal, il est important de respecter certaines étapes clés. Premièrement, il est essentiel d’évaluer les compétences de l’avocat, en vous assurant qu’il a des spécialisations et une expérience significative en droit pénal. Cela vous assurera qu’il est à jour sur les lois et règlements en vigueur. Ensuite, il est important de vous renseigner sur les honoraires, en vérifiant les tarifs et les modalités de paiement, car certains avocats peuvent proposer des consultations gratuites, ce qui peut être un avantage. Pour terminer, examinez les avis des clients pour évaluer la qualité du service, en prenant en compte les témoignages et les évaluations d’anciens clients afin de mieux cerner la réputation de l’avocat.
Les bénéfices de consulter un avocat en droit pénal sur internet
Consulter un avocat en droit pénal en ligne offre un accès rapide à des conseils juridiques sans nécessiter de déplacement. Ceci est d’une grande aide pour les personnes ayant des horaires chargés ou habitant dans des zones éloignées. Les consultations en ligne offrent l’opportunité de poser des questions spécifiques et d’obtenir des réponses personnalisées à votre situation.
